Confidences

On en parle

Cyndia Hurley
recommendations 2016

20 déjeuners
autour du vin
En Juin 2015, nous avons passé une journée formidable en compagnie de Sébastien Chambru, meilleur ouvrier de France chef du restaurant l'Ô des vignes à Fuissé, Matthieu Cellard grand photographe et Jean-Patrick Ménard rédacteur pour une rencontre viticole et gustative à Monthelie.
Recevoir, cuisiner, déguster avec un grand chef tel était le défi. Se confier, ouvrir sa maison, partager sans chichi, simplement avec le coeur.
Alors si cette parenthèse sur le Domaine vous séduit, 19 autres déjeuners autour du vin vous attendent. Ce livre sortira en Novembre 2016.

Cyndia Hurley
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Les Casquettes du Vigneron

Bonnet, chapeau de paille, casquette, béret, haut de forme, bob, képi….. de même que l’on change de couvre-chef en fonction de la situation, notre métier demande une adaptation constante.
Notre tâche de vigneron ne s’arrête pas à la vigne ou à la cave. Nous partons de A, pour arriver à Z, pas toujours avec aisance mais toujours avec un maximum de sérieux. Bien sûr la culture de la vigne est primordiale, la vinification est fondamentale et c’est ce que nous aimons le plus dans notre métier et la raison pour laquelle nous l’avons choisi.

Mais sans le commerce, il ne pourrait exister. La réception des clients à la cave, les dégustations extérieures, les voyages à l’étranger, les salons professionnels, les journées portes ouvertes…ponctuent notre vie.
Et puis il y a la paperasse, qui n’en finit jamais d’arriver, les formulaires administratifs qui s’empilent sur le coin du bureau….les nouvelles normes européennes, les déclarations en douane, les inventaires, les déclarations diverses et variées, la comptabilité….tout ce qui tourne autour d’une entreprise.
Comme notre Domaine est de petite taille, nous devons donc adapter notre chapeau à chaque moment de la journée.
C’est un métier complet qui demande chaque année un peu plus de connaissances. Les technologies avancent et nous obligent à nous adapter. C’est ainsi que l’on prend conscience des décalages entre les générations, parfois aussi l’incompréhension des uns vis-à-vis des autres.

La Gastronomie

Sans doute par gourmandise, pour le plaisir du bien manger et du bien boire, pour la convivialité et le partage, nous avons créé une activité « gastronomique ». Le but est de « dénicher » de bons produits, et faire partager ses trouvailles.
Nous cherchons des producteurs qui respectent l’environnement, qui travaillent en harmonie avec la terre, les animaux et les gens qui les entourent.
En vente directement au Domaine vous trouverez des produits tels que des cidres, jus de pommes, poirés, huiles, vinaigres, verjus, produits landais, produits de la mer, tapenades, pâte à tartiner….et bien d’autres choses encore.

Coup de Coeur

Les Vins de Laure aux éditions Grasset.

En parfaite connivence avec le grand photographe Jean-Marie Perrier, Laure Gasparotto historienne et journaliste du monde viticole évoque ses rencontres sur la route des vins. Un livre vrai, plein de sensibilité.
Elle écrit sur Eric : « Grâce à ce bourguignon si local, j’ai compris la dimension universelle du vin »

Boire sans grossir, sans excès et sans nuire à sa santé aux éditions Flammarion.

La vigne reprend vie, les feuilles une à une s’étalent, les petites grappes s’immiscent dans le paysage, les températures remontent, le soleil réchauffe les dos courbés, c’est la pleine saison du printemps. Saison du renouveau, saison d’un nouveau millésime.
Moment choisi pour vous parler du livre de Laure Gasparotto « Boire sans grossir, sans excès…et sans nuire à sa santé.
Le vin fait parti de notre culture, de notre gastronomie, de notre plaisir, d’un partage, personne ne reviendra dessus.
Dans le livre de Laure Gasparotto, j’ai découvert quelle place donner au vin dans mon alimentation, comment le considérer, comment l’appréhender autrement, pourquoi est-il bon pour ma santé ou le mieux adapté à mon organisme ? De quoi est-il réellement composé ? Je l’ai lu avec le plus grand des plaisirs, il coule tout seul, se déguste, s’avale par lampée et se consomme sans modération. »

Paroles

Eric est un « paysan », un homme de la terre

« Le vigneron vous dira que le vin est un art et qu’il en est l’artisan. Il ne vous parlera pas de ses jours d’incertitude, de ses nuits d’appréhension, de ses heures passées prêt des cuves. Il vous parlera peut- être de la maitrise des températures, de la durée de cuvaison, du mildiou, des vers de la grappe ou de la date des vendanges. Mais une chose est sûre, si vous le rencontrez vous partagerez sa passion. Celle qui est depuis devenue mienne et pour laquelle chaque jour nous nous battons.»
Dominique de Suremain

Ses amis disent de lui :
« Il est fidèle à la tradition, en préservant ce qui est fondamental. Novateur dans la réflexion, il s’adapte au monde moderne et sait rester proche de ses vignes.» Cyrille (Bourguignon)

« Philosophe du vin, amoureux, passionné, poète, parfois inconscient.» Anne, Jean-Luc (Alsaciens)

« Homme passionné, humble, noble artisan du vin. Pour notre plus grand bonheur, Eric fait parti de cette race d’homme pour qui le vin de qualité s’obtient en respectant l’authenticité du terroir.» Benoit (Canadien)

« hors du commun, direct, franc, patient, aimant le goût du partage. Il aime communiquer son amour du vin. Il est entier, terriblement humain. Dur avec lui même et avec ses propres produits. Anticonformiste, il aime revenir en arrière lorsque les autres vont de l’avant.» Laure (Parisienne)

« Eric aime à s’enrichir de la connaissance des autres, et à partager son savoir c’est sons sens du partage. Il aime la terre, la respecte et est sans arrêt en quête de comprendre la vie qui la compose, émerveillé comme un enfant. Il a beaucoup d’humilité.»Thierry (bourguignon).

Portrait d'un Homme

Le passé ne meurt pas

On entre tout doucement au domaine de Suremain. Les pas deviennent feutrés sur le gravier des allées circulaires. La demeure aristocratique du XVIIIème siècle en impose par son architecture aux belles proportions. On tombe immédiatement sous le charme discret de ces vieilles pierres.
En attendant le maître des lieux, on se plaît à remonter le temps et, comme dans une toile de Watteau, on imagine que fêtes galantes et jolies phrases ont dû rythmer avec bonheur et légèreté la vie de cette propriété, laissant à sa porte tous les malheurs du monde.

Arrive Éric de Suremain. En une fraction de seconde, on oublie les rêveries : l’homme n’a rien d’un aristocrate distant, bien au contraire. Le bonjour est franc, le regard direct, la tenue décontractée. Ses mains, solides et abîmées, sont sans nul doute celles d’un manuel que le travail pénible ne rebute pas. Ce goût de l’effort, Éric de Suremain le tient de son père et de son grand-père, il est inscrit dans les gènes de la famille. Il fut un temps où les trois générations travaillèrent ensemble sur les 10 hectares du domaine. Éric, seul aux commandes depuis 1983, n’a jamais oublié le « code de conduite » familial résumé ainsi : on se grandit en perpétuant le savoir-faire ancestral ; des années après, le vin devra porter encore la marque des gestes de l’artisan-vigneron qui l’aura élaboré. Alors, passéiste Éric de Suremain ? Pas vraiment. Juste quelqu’un qui sait se souvenir du passé pour tracer l’avenir.
Quand il a décidé, en 1996, de convertir son vignoble en biodynamie, quand d’autres auraient commencé par un essai sur un bout de parcelle, lui l’a fait partout et d’un seul coup. Pourquoi aurait-il fait autrement puisque, depuis des décennies, les mêmes gestes naturels avaient présidé à la conduite des vignes: composts faits maison, utilisation du soufre et du cuivre, enherbement naturel… ? « Hormis les préparats, Il n’y avait pas d’aventure, juste l’aboutissement d’une pratique amorcée depuis longtemps. »
De la même manière, Éric, un beau jour de 2004, a repris deux anciens pressoirs verticaux « parce que les jus qui en sortaient étaient comme ceux d’autrefois, tellement plus élégants qu’avec un pressoir moderne ». Quant aux vins, ils restent en droite ligne dans le style du domaine : fins, droits, classiques, sans concession aux diktats de la technologie.
Éric prend « ce que la vigne lui a donné », sans se compliquer inutilement la vie. En le voyant suivre posément le chemin familial, on pourrait croire qu’Éric de Suremain n’a besoin de personne. C’est compter sans son goût du partage : au début des années 1990, il a rejoint un groupe de jeunes vignerons qui étaient désireux comme lui de progresser dans une viticulture respectueuse des terroirs. Ensemble, ils n’ont pas cessé d’échanger, d’expérimenter, encore aujourd’hui. Il n’y a pas eu de confrontation entre le savoir reçu des anciens et celui d’aujourd’hui mais simplement un ajustement sur des fondamentaux solides. On imaginait des préciosités et des futilités au domaine de Suremain, on y a trouvé un homme aux manières simples, qui se sert de sa mémoire comme d’un horizon à élargir. On peut quitter les lieux aussi doucement qu’on y était entré. Respect !

Claire Brosse
Journaliste, professionnelle du vin
http://www.culture-vin.fr